La filière éco-électrique en pointe dans la réduction des émissions de CO2

A travers son merit order, la filière éco-électrique* a mesuré le potentiel de réduction des émissions de CO2 de ses solutions d’efficacité énergétique. S’appuyant sur les résultats d’une étude européenne, les projections suivantes ont également été établies à partir de données observées sur le terrain.

La maitrise de la demande d’énergie : premier levier pour décarboner notre économie

La filière distingue trois types d’interventions permettant de limiter les consommations d’énergie des bâtiments : les solutions dites « passives », celles qualifiées de « performantes » et enfin les solutions « actives » (cf notre article détaillé sur le webmag). Réunies, elles pourraient contribuer à diminuer de 38% les émissions de CO2 à l’horizon de 2050 d’après les recherches de l’Agence internationale de l’énergie, soit un potentiel deux fois supérieur aux sources d’énergies renouvelables et six fois supérieur à l’utilisation du nucléaire dans le mix énergétique. A elles seules, les solutions « actives » déployées à grande échelle permettraient une baisse de l’ordre de 7,5% de nos émissions annuelles.

Des réductions non négligeables au regard des objectifs ambitieux portés par la France en la matière, et rappelées dans les conclusions d’un rapport du Centre d’Analyse Stratégique publié en février 2012, qui indiquent que la France devra « arbitrer entre mesures d’économie d’énergie et mesures de décarbonisation de l’outil de production ».

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Contribuer rapidement à l’amélioration de l’efficacité énergétique de notre habitat

On comprend d’autant mieux l’importance de ces dispositifs au regard de la part du secteur du bâtiment dans les émissions de CO2. Ce dernier a rejeté près de 89 millions de tonnes de CO2 soit 25,4% des émissions françaises d’après le Bilan énergétique de la France pour 2011, du CGDD. D’après les professionnels du secteur, il serait raisonnablement possible d’atteindre une baisse de 25 à 30% de ces mêmes émissions. Par ailleurs, ces calculs ne prennent pas en compte l’intégralité du potentiel de réduction des émissions car ils n’intègrent pas le lissage de la consommation nationale induit par les possibilités de pilotage automatisé de l’ensemble des matériels électriques de chaque bâtiment. Un tel lissage permettrait notamment d’éviter le démarrage de centrales électriques utilisant des sources fossiles (fortement émettrices en C02) en limitant les pics de consommation d’énergie.

Pour en savoir plus :

* La filière éco-électrique regroupe cinq fédérations et syndicats qui constituent un bloc de compétences allant de la recherche appliquée jusqu’à l’intégration, l’installation l’exploitation et la maintenance de solutions chez le consommateur final, en passant par la fabrication industrielle et la distribution spécialisée.

  • La FFIE : Fédération française des entreprises de génie électrique et énergétique
  • La FGME : Fédération des grossistes en matériel électrique, dont Rexel est membre
  • Le Gimélec: rassemble des entreprises qui fournissent des solutions électriques et d’automatisme sur les marchés de l’énergie
  • L’IGNES : Industries du génie numérique, énergétique et sécuritaire
  • Le SERCE : Syndicat des entreprises de génie climatique et électrique

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