De nouveaux outils pour mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments


efficacité énergétique , isolation , économie d’énergie , construction , performance technique , performance énergétiqueSur quels points travailler pour améliorer l’efficacité énergétique d’une construction? En février 2011,
l’ACR (syndicat des automatismes du génie climatique et de la régulation pour l’efficacité énergétique des bâtiments), la FFIE (fédération française des entreprises de génie électrique et énergétique) et le Gimélec (groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés), ont publié le premier outil de référence sur la performance technique et économique des actions d’efficacité énergétique.

Le saviez-vous ? 43% de la consommation énergétique française provient des bâtiments. Parallèlement, le taux de renouvellement du parc immobilier français s’élève à 1% annuel. La majeure partie des économies d’énergies réalisables résident donc dans l’optimisation de bâtiments déjà existants. Si l’efficacité énergétique dite « passive » est désormais connue du grand public (notamment l’isolation des constructions), ce nouvel outil se concentre sur la gestion « active », à savoir les consommations directement induites par nos équipements (soit hors de la « structure » du bâti).

Trois niveaux d’action

Ce nouvel outil établit trois catégories de solutions concernant l’efficacité énergétique active : la mesure (EE1), la mesure couplée à une action sur les installations (EE2) et enfin la mesure couplée à une action sur les installations et sur l’enveloppe des bâtiments (EE3). Une échelle de mesure en fonction de l’investissement initial et de l’économie d’énergie par usage sur le long terme est définie.

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Source : Gimélec

  • Le niveau EE1 permet d’évaluer et de définir les moyens d’optimisation de la consommation énergétique d’un bâtiment. Il permet également de vérifier si ce bâtiment est conforme aux normes en application, notamment les normes environnementales ISO 14001 et EN 16001. Avec ce premier niveau d’analyse, il est déjà possible d’effectuer 10 à 15% d’économies d’énergie dans des délais très courts (1 an).
  • Le niveau EE2 est un niveau d’action sur la gestion de l’énergie. Les consommations énergétiques par usages vont être finement mesurées et optimisées (chauffage, conditionnement de l’air, éclairage, appareils électroménagers). Cette action s’appuie sur la norme NF EN 15232 qui classifie les constructions d’un niveau A (bâtiment à fort rendement énergétique) à D (bâtiment non « rentable » d’un point de vue énergétique). En affinant les consommations de l’équipement d’un bâtiment, l’économie d’énergie pourrait atteindre 30 à 35%  sur 10 ans.
  • Le niveau EE3 reprend les normes du niveau EE2 en ajoutant les considérations sur l’enveloppe des bâtiments. Il traite également de l’efficacité énergétique active puisqu’il prend en compte les installations en marge de la structure elle-même, telles que l’optimisation des occultants (volets, voiles, rideaux). Cette action de long terme permettrait jusqu’à 40% d’économie sur 25 ans.

Cet outil hiérarchise donc les différents principes d’économies d’énergies en fonction des rendements du parc immobilier existant. Il constitue par ailleurs une proposition que les constructeurs sont invités à prendre en compte pour tout nouveau projet, plaçant les énergies au cœur de la conception même de nos lieux de vie et de travail.

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