Quelles ampoules pour quels usages ? Lumière sur l’éclairage domestique

ampoules, éclairage, lampes halogènes, ampoules basse consommation, LED, ampoules fluo-compactesUne grande variété d’ampoules est disponible sur le marché, au point qu’il est parfois difficile de les distinguer. Plusieurs éléments sont à prendre en compte : quantitatifs (quelle efficacité énergétique, quelle durée de vie ?) mais également qualitatifs (quel type de lumière, quelle couleur pour tel ou tel environnement ? faut-il recycler une ampoule arrivée en fin de vie ? etc.). Petit tour d’horizon des différents types d’ampoules et de leurs spécificités en matière d’efficacité électrique.

Réduire sa facture d’électricité : finie l’incandescence…

Lorsqu’ils fonctionnent à l’énergie électrique, le chauffage et l’eau chaude peuvent représenter jusqu’à 80% de la consommation électrique totale d’un foyer. Dans cette configuration « tout électrique », on estime à 3% la part due à l’éclairage. En revanche, si l’on ne retient plus que « l’électroménager », la consommation des différentes lampes ou ampoules s’élève à 14% du total, moins que le réfrigérateur-congélateur (32%) mais autant que le lave-vaisselle (14%), le sèche-linge (14%) et plus que l’audiovisuel (12%). L’éclairage représente donc une part non négligeable de la consommation d’électricité des ménages, d’où l’intérêt d’ampoules de plus en plus énergétiquement efficaces.

Deux techniques distinctes sont à la base de notre éclairage électrique : l’incandescence et la luminescence. L’incandescence consiste à faire chauffer un filament en tungstène pour produire de la lumière. C’est la méthode la plus ancienne, encore largement utilisée aujourd’hui. Elle présente néanmoins un important gaspillage énergétique, puisque les lampes à incandescence ne convertissent que 5 à 8% de l’électricité utilisée en lumière visible, le reste se perdant en chaleur et en infrarouge. Ensuite, leur durée de vie est limitée : 1000 heures à peine pour une ampoule classique.

Les lampes halogènes sont une amélioration des lampes à incandescence classiques. Elles fonctionnent à plus haute température et sont plus puissantes. En outre elles permettent un excellent rendu des couleurs et, contrairement aux idées reçues, ont une efficacité lumineuse supérieure aux ampoules classiques car elles émettent une plus grande portion du spectre de la lumière visible. En revanche, elles consomment elles aussi beaucoup d’énergie et ont une durée de vie limitée (à peine deux fois plus qu’une ampoule à incandescence classique, soit environ 2000h).

… place à la luminescence

Avec l’apparition des ampoules « basse consommation », un nouveau vocabulaire commercial est apparu : « ampoules fluo-compactes », « lampes à décharge » ou encore « lampes à économie d’énergie ». Ces appellations recouvrent en fait la même chose : il s’agit de lampes fonctionnant selon le principe de la luminescence. Il n’y a plus de filament mais un « arc électrique » généré par une décharge entre deux électrodes, dans une ampoule remplie de gaz rares, de vapeurs métalliques (sodium ou mercure) et de terres rares. Les premiers exemples de cette technique sont les tubes à néons des enseignes lumineuses apparus au milieu du siècle dernier. Une lampe fluo-compacte n’est en fait rien d’autre qu’un tube fluorescent replié sur lui-même pour gagner en compacité.

Les ampoules fluo-compactes présentent des avantages indéniables sur les lampes à incandescence : elles ont une durée de vie 10 fois supérieure en moyenne et leur rendement lumineux est plus élevé, de 60 à 100 lumens par watt (lm/W) contre seulement 12 à 20 lm/W pour les ampoules classiques. Enfin, elles produisent beaucoup moins de chaleur.

Les clés d’un éclairage performant et économique

Tous les types d’ampoules ne conviennent pas à tous les endroits d’un foyer. Ainsi, bien que condamnées à disparaître car trop gourmandes en énergie, les lampes incandescentes sont néanmoins tout à fait adaptées pour un éclairage ponctuel : couloir, toilettes… En les associant à un dispositif de régulation tels qu’un détecteur de présence ou une minuterie, on compensera facilement leur faible efficacité énergétique en ne les utilisant que brièvement, lorsque c’est nécessaire. Les lampes fluorescentes, quant à elles, conviennent pour les pièces à éclairer pendant de longues heures, où leur léger retard à l’allumage ne présentera guère d’inconvénient. Elles présentent cependant l’inconvénient notable de contenir des substances toxiques, ce qui nécessite de les recycler, notamment pour éviter une pollution au mercure.

En termes d’efficacité énergétique, la technologie la plus prometteuse est cependant celle des diodes électroluminescentes ou « LED ». Malheureusement, pour le moment leur rendu des couleurs (indice IRC) laisse fortement à désirer : la lumière monochromatique des leds (bleue, verte ou rouge) ne convient pas pour un éclairage domestique et la recherche sur les diodes émettant de la lumière blanche n’a pas encore porté tous ses fruits. Pour les particuliers, les leds  se cantonnent donc pour l’instant à des éclairages d’ambiance ou de décoration.

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