Quelle perspective pour l’efficacité énergétique dans l’industrie en France et en Allemagne ?

•	efficacité énergétique, industrie, consommation d’énergie finale, audit, optimisation Si leurs structures sont différentes, les industries française et allemande font face à une même nécessité d’optimisation de leurs consommations énergétiques, principalement due à la croissance permanente du prix des énergies. Une conférence mettant en balance les deux situations s’est tenue à l’ambassade d’Allemagne à Paris le 24 Octobre. Découvrez les principales analyses et conclusions de l’ADEME, côté français, et du Ministère de l’économie et de la recherche, côté allemand.

L’électricité représente 30% de la consommation énergétique totale de l’industrie française

En France la consommation d’énergie finale revient pour 55% aux entreprises, l’efficacité énergétique constitue donc une piste d’action pour améliorer leur compétitivité tout autant que leur bilan environnemental. Premier constat, la consommation des entreprises se répartit entre l’énergie électrique (30%) et les combustibles (70%). Les plus gros consommateurs se concentrent dans l’industrie chimique (27%), l’industrie sidérurgique (15%), l’industrie des matériaux de construction (14%) et l’agroalimentaire (14%). D’après une étude du Ceren, l’industrie lourde (qui représente 58% de la consommation des entreprises) disposerait de gisements techniques d’économies d’énergie de 19% à partir de solutions déjà existantes.

Une situation comparable en Allemagne

Sans surprise, les secteurs les plus consommateurs sont proches des activités françaises : l’industrie minière (22,1%), l’industrie chimique (15,2%), l’industrie papetière (9,6%), l’industrie des matériaux de constructions (8,1%) et l’industrie agroalimentaire (8,1%) sont les plus consommatrices.  L’évaluation des gisements d’économies dits « techniques » est également comparable,  soit environ 20%. Cette préoccupation semble bien intégrée par les entrepreneurs allemands, près de 38% d’entre eux estimant très probables de futurs investissements dans des solutions d’efficacité énergétiques.

Qu’entend-t-on par gisements d’économie électrique ?

Selon la définition du ministère français du développement durable, un gisement se mesure en comparant la consommation électrique totale d’une unité de production à celle qu’elle pourrait être si « l’accent était mis sur la performance énergétique ». De fait ils englobent aujourd’hui une  grande diversité de solutions pour les industriels. Ils peuvent être réalisés en agissant sur la maîtrise de la combustion, la réduction des pertes en chaufferie, l’optimisation des flux d’eau, ou encore sur l’optimisation du réseau de distribution électrique au sein de l’infrastructure. Au-delà de ces solutions génériques, les participants ont insisté sur les contraintes spécifiques de chaque entreprise, que seul un audit approfondi et personnalisé permettra de surmonter.

Pour aller plus loin :

  • Réduction des consommations et récupération d’énergie dans l’industrie, CETIAT
  • Promouvoir des actions d’économies d’énergie « rentables » dans les chaufferies et les réseaux industriels CREE/CEREN
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