Le point sur la consommation énergétique des ménages

précarité énergétique, consommation d’énergies, green deal, efficacité énergétiqueLe saviez-vous ? En baissant le thermostat d’un degré, vous économiserez pas moins de 10 % sur votre facture. À côté des politiques énergétiques nationales et européennes, un des enjeux de l’efficacité énergétique est aussi la connaissance de sa consommation. Ainsi selon une récente étude menée par YouGov et Rexel, seul un Britannique sur six saurait précisément le montant de sa facture énergétique.

Les pays « froids » sont, sans-surprise, les premiers consommateurs d’énergie en Europe

La consommation énergétique des ménages varie grandement selon les pays européens. En 2011, les Luxembourgeois étaient de loin les plus grands consommateurs avec 9,2 tonnes équivalent pétrole (tep) par an et par habitant. Les pays scandinaves suivent ensuite avec 5,1 tep pour la Finlande et 3,6 pour la Suède. La France (2,5 tep) figure dans la moyenne européenne aux côtés notamment du Royaume-Uni (2,5 tep) et de l’Allemagne (2,7 tep).

Pour la France, l’INSEE indique que «les dépenses d’énergie liées au logement et au transport constituent 8,4 % de la consommation des ménages ». Cet « effort énergétique » est resté relativement stable en vingt ans. Ainsi en 2010 un ménage déboursait en moyenne 2 900 € par an pour payer l’énergie de son logement et son carburant automobile. Au sein d’un budget type, l’énergie pèse donc autant que l’habillement ou les loisirs et la culture. Les chiffres sont à peu de choses près similaires au Royaume-Uni avec une dépense énergétique moyenne représentant 8,6% du revenu annuel des ménages (8,3% pour la culture). Aux Etats-Unis, un foyer dépense en moyenne 7% annuel en énergie et chauffage.

Une préoccupation croissante pour une meilleure connaissance de ses consommations

Selon le baromètre international Rexel d’octobre 2011, les Européens et les Américains accordent, dans leur grande majorité, un intérêt important au sujet de l’efficacité énergétique. Selon les pays, entre 86 % et 95 % des répondants jugent en effet ce sujet « important », dont près de deux tiers « très important ».

La précarité énergétique, c’est-à-dire une situation où un foyer dépense plus de 10% de ses revenus pour sa consommation énergétique, est un sujet de préoccupation grandissant pour les citoyens-consommateurs, toujours d’après l’étude Rexel. Ce phénomène toucherait près de 4 millions de foyers en France, selon Philippe Pelletier, président du Comité stratégique du Plan bâtiment du Grenelle. Et selon une précédente étude YouGov (avril 2011), 6,3 millions de Britanniques vivraient en situation de précarité énergétique (fuel poverty).

Pour réduire sa facture énergétique, outre les politiques publiques visant à réduire les pertes d’énergie par rénovation sur le parc immobilier, des travaux privés d’amélioration de l’efficacité énergétique du logement sont une option viable. Une étude thermique de la consommation du logement peut être réalisée par un bureau d’études afin de permettre de définir les travaux les plus adaptés à une construction.

En France, des aides étatiques existent, tel l’éco-prêt à taux zéro voté en 2009, pour aider un ménage à investir dans l’installation d’énergie renouvelable domestique. Au Royaume-Uni, le gouvernement a lancé en 2001 « the UK fuel poverty strategy » visant à lutter contre la précarité énergétique. Cette politique fut un relatif succès entre 1996 et 2007, avec une réduction du nombre de foyers énergétiquement précaires de 1,7 millions. Néanmoins, 2012 constitue la sixième année consécutive de hausse du nombre de ménages contraints par leurs dépenses énergétiques (notamment suite à la hausse brutale des prix du carburant). Le gouvernement de D. Cameron s’est fixé jusqu’au en novembre 2016 pour supprimer la précarité énergétique au Royaume-Uni. En parallèle, à travers l’ambitieux « Green deal », l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements est devenue un objectif national.  Aux Etats-Unis, la précarité énergétique concerne plus de 16 millions de foyers. Les initiatives à ce sujet dépendent en grande partie des Etats fédérés qui mènent indépendamment leur propre politique d’économies d’énergie,  point sur lequel le Massachusetts et la Californie se distinguent par leurs projets avant-gardistes.

En savoir plus sur ses consommations d’énergie

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