Efficacité énergétique : les considérations financières priment chez les consommateurs

Baromètre rexel de l'efficacité énergétique

La problématique de l’efficacité énergétique est indissociable de considérations financières pour les consommateurs. Selon le premier baromètre international Rexel de l’efficacité énergétique, les freins sont en effet principalement liés aux coûts des installations, de même que les incitations financières arrivent en tête des principaux leviers. Les répondants attendent avant tout des informations concernant les aides financières et la rentabilité de leurs investissements. Ils sont en outre prêts à consentir avant tout des efforts de temps, mais pas financiers sans la promesse d’un gain en retour.

En tête des freins : le prix des produits, la faiblesse des incitations financières et le manque d’information

Les principaux freins pour les Européens et Américains, en matière d’économies d’énergie, sont principalement d’ordre financier. Ainsi 43 % des Allemands, et la moitié des Britanniques et des Américains considèrent que les produits tels que les LED, les variateurs d’intensité et les capteurs de mouvement sont trop chers indépendamment de l’énergie qu’ils permettent d’économiser. La faiblesse des incitations financières constitue le deuxième frein pour 42 % des Français et 45 % des Britanniques.

Les Anglo-saxons citent en outre plus volontiers le manque d’information sur les produits (33 % des Américains, 38 % des Britanniques et 22 % des Allemands). Par ailleurs, seuls 8 % des Britanniques et 5 % des Américains considèrent que le manque de volonté des pouvoirs public constitue un frein au développement de leurs pratiques, alors que près du tiers des Français partagent cet avis, se distinguant ainsi des autres pays, en étant ceux à considérer le plus fréquemment ce critère comme un frein.

Autre tendance marquant une différence entre les Anglo-saxons et les Européens continentaux : si 26 % des Allemands et 19 % des Français considèrent qu’il n’existe pas de solutions technologiques vraiment efficaces, ils ne sont que 6 % d’Américains et 8 % de Britanniques à partager cet avis.

Viennent ensuite des freins qui sont cités par moins de deux répondants sur dix, tels que la difficulté à sélectionner un prestataire (14 % des Français mais seulement 6 % des Américains), le fait de ne pas percevoir les bénéfices à court terme (entre 11% et 13 % toutes nationalités confondues), le fait de ne pas savoir à qui s’adresser (7% des Allemands mais 15 % des Britanniques), le sentiment que l’action individuelle ne sert à rien (5 % des Américains et 10 % des Allemands et des Britanniques), les habitudes trop difficiles à changer (17 % des Allemands et 8 % des Britanniques) et enfin la crainte d’une technologie trop complexe (entre 6 % et 8 % toutes nationalités confondues).

Les principaux leviers reposent également sur des aspects financiers

Les leviers de l’efficacité énergétique sont une fois encore essentiellement d’ordre financier. Ainsi plus du tiers des Français, des Américains et des Britanniques voient comme des leviers les incitations financières sous forme de crédit d’impôts. Plus d’un tiers des Britanniques et autant d’Américains seraient par ailleurs davantage enclins à économiser l’énergie s’ils pouvaient facilement mesurer ce qu’ils économisaient. Un Français sur trois et un peu plus chez les Allemands et les Britanniques identifient comme levier d’autres types d’incitations financières comme l’exonération des taxes. Dans le même sens, près d’un quart des Britanniques et des Américains considèrent les éco- Prêts à Taux Zéro comme incitatifs. Une législation plus contraignante, la visite à domicile d’un conseiller ou des campagnes d’information sur les bons gestes à adopter sont beaucoup moins fréquemment perçues comme des leviers de la part des répondants : moins de un répondant sur 10, tous pays confondus.

En matière d’information, les répondants attendent surtout d’en savoir davantage sur les incitations financières et les législations existantes (35 % des Britanniques, 31 % des Allemands et 27 % des Français) et la mesure de leur consommation électrique (28 % des Allemands, 24 % des Britanniques).

Des divergences se dessinent selon les pays. Les Anglo-saxons sont demandeurs d’informations sur les travaux d’aménagement de leur habitat (31 % des Britanniques et 32 % des Américains) alors que près d’un quart des Allemands et des Français semblent plus intéressés par des informations sur les innovations technologiques (26 % et 23 %).

Les efforts à consentir en faveur de l’efficacité énergétique

Les efforts que les ménages européens et américains sont prêts à consacrer correspondent essentiellement à des efforts en temps passé et aux renoncements à certaines pratiques. Trois quart des Américains et des Français, et jusqu’à 82 % des Britanniques, se déclarent prêts à passer plus de temps à certaines tâches et à adopter des gestes même contraignants en termes de temps comme fermer toutes les multiprises dans leur logement chaque soir. De même 71 % des Britanniques et 61 % des Français se disent prêts à renoncer à certaines pratiques ou à certains équipements de confort (sèche-linge, prendre des douches plus fraîches, limiter le nombre d’appareils électroniques). Mais seulement 18 % des Français, 31 % des Britanniques, 32 % des Allemands et 34 % des Américains sont prêts à réaliser des efforts budgétaires consistant à payer plus cher leur énergie. En revanche, investir dans des équipements plus chers mais rentables à court ou moyen terme est envisagé par plus de deux tiers des Français et trois quart des Américains.

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