Améliorer l’éclairage des « open spaces »

open space bureaux efficacité électriqueTandis que les entreprises cherchent de nouveaux moyens de réduire leur consommation  d’énergie, l’organisation des bureaux en « open space » ou « bureaux paysagers » demeure très largement répandue et particulièrement gourmande en énergie. Les bureaux de ce type doivent impérativement s’adapter aux technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Depuis des décennies, le concept  de l’« open space » a dominé l’organisation de l’espace de travail en Occident. Avant même que les ordinateurs personnels ne deviennent omniprésents dans les bureaux, des variantes de l’open space étaient envisagées pour favoriser les relations entre collègues et rapprocher les cadres de leurs employés. Malgré tout, alors que l’efficacité énergétique est de plus en plus à la mode, certains questionnent la  performance des open spaces face aux objectifs d’efficacité énergétique du 21ième siècle.

L’éclairage représente à lui seul 20 % de l’énergie consommée dans les immeubles commerciaux américains selon l’US Energy Information Administration. Dans ce cadre, l’open space recèle un potentiel intéressant d’économie d’énergie.

Le cas de l’efficacité lumineuse pour Facebook

Selon Naveen Lakshmipathy, l’open space est prêt à relever le défi de l’efficacité énergétique. Lakshmipathy appartient à une équipe d’étudiants de l’Environmental Defense Fund Climate Corps travaillant à améliorer l’efficacité énergétique de Facebook. Le célèbre réseau social vient en effet d’inaugurer les premiers bâtiments de son futur site de 9 000 m² à Menlo Park, en Californie. Lakshmipathy, spécialisé dans les problématiques d’éclairage, explique que la compagnie souhaite optimiser l’utilisation de la lumière du jour, et mettre en place des capteurs photosensibles sans affecter le look décontracté et informel de ses locaux.

Durant ses recherches de solutions d’éclairage éco-efficaces pour Facebook, l’étudiant de l’Environmental Defense Fund, a affirmé que trois facteurs président à un éclairage performant : d’abord les solutions d’efficacité lumineuse doivent être pensées assez longtemps en avance, en fonction et en accord avec le design du bureau. L’usage d’une couleur de peinture appropriée reflétant la lumière peut faire partie des étapes à prendre en compte dans la définition de ces solutions. Ensuite, l’installation d’une solution d’éclairage doit s’accompagner d’une explication pour son fonctionnement. Pour Lakshmipathy, c’est une chose de mettre en place des appareils de contrôle de l’intensité lumineuse, c’en est une autre de s’assurer que les occupants du bâtiment utilisent les dispositifs correctement. Enfin, Lakshmipathy avance que l’efficacité lumineuse est positivement corrélée au confort des occupants. En d’autres termes, un éclairage inefficace, trop brillant, trop sombre ou éblouissant peut susciter un inconfort visuel important pour les employés. Il va plus loin, considérant que la réduction de la fatigue visuelle pourrait représenter un gain de productivité de 15 min par travailleur et par jour.

S’adapter aux besoins

Pourtant, toutes les compagnies ne suivent pas l’exemple de Facebook dans l’éclairage de bureau. Selon Jeremy Myerson, directeur du Helen Hamlyn Centre for Design au Royal College Art à Londres, le design actuel des bureaux échoue souvent à répondre aux besoins réels des employés. De nombreux bureaux, affirme-t-il, ont un système général d’éclairage non modulable, plutôt que des groupes de lampes sur les bureaux.

« Beaucoup de gens nous confirment qu’ils se sentent cuire au bureau, comme si la lumière creusait un trou à l’arrière de leur tête. Cette sensation est due à la gestion centralisée de l’éclairage », explique Myerson. La lumière non modulable peut, selon lui, être particulièrement problématique pour les employés, dont les yeux sont  fragiles.

Prendre en compte l’avis des employés

Au-delà des questions d’efficacité énergétique, les employeurs doivent également prendre en compte les préférences individuelles des employés lors de l’installation d’un dispositif d’éclairage. En août dernier, une organisation caritative britannique s’est vue condamnée à payer 21 000 £ (24 000 €) de dédommagement à un ancien employé après avoir refusé de changer une lampe fluorescente causant chez l’employé des migraines douloureuses…

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