Le bâti à rénover en France, réservoir énergétique à exploiter

La règlementation thermique 2012 obligera tout nouveau bâtiment neuf à se conformer à des normes de « bâtiments basse consommation ». Mais c’est dans la rénovation du parc immobilier actuel que repose le plus grand potentiel d’économies d’énergies.

Avec 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole, le bâtiment est aujourd’hui, en France, le secteur économique le plus gourmand en énergie. Il représente également 25 % des émissions nationales de CO2. Les évolutions de réglementation prévues par le Grenelle de l’Environnement dans le Plan Bâtiment pour 2012 (tout bâtiment neuf devra être conforme au label BBC-Bâtiment Basse Consommation) et 2020 (tout bâtiment neuf devra être « à énergie positive ») devraient préparer un avenir éco-responsable, mais ne résoudront pas le poids du bâtiment dans la crise énergétique pour les années à venir.

Le Plan Bâtiment : objectif rénovation

La rénovation thermique est l’une des priorités du Plan bâtiment, adopté dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Avec des mécanismes incitatifs nombreux et des technologies au point, les métiers du petit bâtiment et de la rénovation trouvent là un marché très porteur. Les artisans sont de plus en plus confrontés aux avancées technologiques récentes dans ce domaine, ce qui pose la question de leur accès à l’information. Représentant 66,4 % de la consommation totale d’énergie du secteur du bâtiment, le parc de logements représente un réservoir d’économies d’énergies considérables : le plan bâtiment table sur 400 000 rénovations par an à partir de 2013. Au titre de l’exemplarité de l’Etat, les bâtiments publics énergivores seront rénovés en priorité dès 2011.

De nombreuses incitations

Le gouvernement soutient la filière par plusieurs mécanismes incitatifs : l’éco-prêt à taux zéro incite les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation pour des coûts allant jusqu’à 30 000 euros. L’éco-prêt au logement social, destiné aux bailleurs sociaux aura lui pour objectif de lancer la rénovation de 800 000 logements sociaux d’ici 2020. D’autres dispositifs existent : crédits d’impôt « développement durable », aides de l’ANAH et des collectivités territoriales dans le cadre de leur agenda 21, prêt à taux zéro pour l’acquisition-rénovation…
Certes, les bâtiments à rénover n’atteindront sans doute jamais des performances énergétiques aussi favorables que celles des futurs bâtiments basse consommation (BBC). Une limite qui n’empêche pas de fortes ambitions : une diminution de 38% de la consommation du parc du bâtiment est ciblée à l’horizon 2020.

Bookmark and Share

About admin