Energie 2020 : L’Union européenne s’engage pour l’efficacité énergétique

Le 10 novembre dernier, la Direction Générale pour l’Energie de la Commission européenne publiait un document décrivant les orientations stratégiques de l’UE à l’horizon 2020. Des objectifs ambitieux, la priorité n°1 restant la réduction de 20% de la facture énergétique des pays de l’UE.

L’adoption du paquet énergie-climat par le Conseil européen en 2007 avait formalisé un ensemble d’objectifs ambitieux à l’horizon 2020 : augmenter de 20% l’efficacité énergétique, réduire de 20% les émissions de GES, atteindre une proportion de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’UE (actuellement à 8,5%), et atteindre une proportion de 10% de biocarburants dans la consommation totale des véhicules. La Commission européenne proposait en 2008 un train de mesures fixant aux états-membres un cadre d’action permettant de remplir ces objectifs.

Un nouveau plan d’action pour le secteur de l’énergie

En novembre 2010, la Direction Générale pour l’Energie de la Commission européenne publiait pourtant un premier bilan de sa stratégie pour 2020 : malgré les efforts fournis, les mesures adoptées jusqu’ici ne permettront pas de remplir les objectifs poursuivis. Plus largement, le Commissaire à l’Energie Günther Oettinger déplore le fonctionnement d’un marché énergétique insuffisamment concurrentiel et intégré à l’espace européen. La sécurité de l’approvisionnement, la libre circulation de l’énergie, l’intégration de nouvelles technologies et la conclusion d’accords d’approvisionnement avec les pays voisins de l’UE seront les objectifs poursuivis dans les dix prochaines années d’un secteur appelé à devenir de plus en plus stratégique.

« Le coût de l’échec serait trop élevé »

Parmi ces priorités, la première reste l’efficacité énergétique. Le dernier Plan d’Action pour l’Efficacité Energétique, courant de 2007 à 2012 et reconnu par ses auteurs même comme insuffisant, a été remplacé par un nouveau PAEE, plus ambitieux, en 2011. Les secteurs du transport et du bâtiment, réservoirs d’économies d’énergie, sont les cibles privilégiées des fonctionnaires européens. L’industrie, et les réseaux de transport et de distribution d’énergie devront également améliorer leur efficacité énergétique. Enfin, les états-membres sont encouragés à mettre en place des plans nationaux de l’efficacité énergétique avec des objectifs quantitatifs mesurables.
Tenir les objectifs de développement durable, et réduire la dépendance énergétique de l’espace européen font partie des enjeux centraux pour les prochaines années : comme le dit Günther Oettinger « Le coût de l’échec serait trop élevé » pour que l’UE et ses pays membres se permettent de ne pas y parvenir.

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