La domotique : gourmandise ou sobriété ?

A première vue, le développement d’installations domotiques dans l’habitat pourrait se traduire par une explosion de la consommation d’électricité. Mais en réalité, la domotique offre des outils prometteurs d’optimisation de la consommation électrique.

La domotique permet d’optimiser et d’automatiser les fonctions électriques et de communication dans la maison. Les équipements électriques sont tous reliés et peuvent être commandés à partir d’un seul poste : chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage sont modulables par de simples clics sur un clavier d’ordinateur. La domotique permet également de rendre la maison « intelligente » en automatisant ses fonctions pour qu’elles s’adaptent indépendamment de l’habitant.

Plus d’équipements électriques…

Les fonctions domotiques s’inscrivent dans la catégorie de l’électricité spécifique, c’est-à-dire qu’il n’existe pas, pour ces fonctions, d’alternative à l’énergie électrique. C’est précisément ce type de consommation qui devrait augmenter le plus à l’horizon 2025, selon le bilan prévisionnel RTE, sans que l’on sache l’impact exact qu’aura la domotique sur cette hausse.  Parce qu’elle se traduit par  l’installation de nouveaux équipements électriques, dédiés à la centralisation, la gestion, et la transmission des commandes via le poste central, la domotique constitue un nouveau poste de dépense en électricité. Plus généralement, l’installation sera d’autant plus intéressante qu’elle intègrera des composants électriques nombreux : stores, chauffage, alarmes, voire arrosage automatique du jardin… Le risque apparent étant une hausse de la consommation d’électricité.

… Mais des équipements plus efficaces

Pour autant, domotique ne rime pas forcément avec « plus » d’électricité, mais avec « mieux ». D’une part, la qualité des composants électriques d’une installation neuve permet un fonctionnement optimal et économique, en remplaçant notamment les appareils défectueux. D’autre part, l’utilisation des scénarios automatisant les fonctions électriques de la maison représentent un potentiel d’économie pouvant aller jusqu’à 10%, en conjurant les menus oublis de la vie quotidienne.

Surtout, la domotique peut offrir à l’habitant un accès en temps réel aux données de son installation, et notamment à son niveau de consommation. Une information qui donne alors au consommateur la possibilité de traquer aisément les appareils « gourmands », inefficaces ou défectueux, chose impossible à faire à partir d’une simple facture trimestrielle.

De ce point de vue, la domotique apparait comme un recours, accompagnant la hausse des besoins en appareillage électrique en les rationalisant, afin que le niveau de confort domestique ne soit pas nécessairement synonyme d’une hausse de la consommation.

Bookmark and Share

About admin