« Fiat Lux » : Que la lumière soit… efficace !

Trop souvent cantonnée dans les politiques de développement durable au remplacement des lampes à incandescence par des lampes basse consommation (LBC), l’efficacité lumineuse intègre en réalité des paramètres plus complexes. L’objectif final étant d’adapter l’éclairage aux besoins des utilisateurs.

L’efficacité d’une installation d’éclairage se mesure à sa capacité à répondre à des besoins : qui et quoi doit-on éclairer ? Comment et à quelle intensité ? A quelles périodes du jour ? Quelle est la couleur optimale à chaque usage ? Avec quel indice de rendu de couleur ? Les paramètres à prendre en compte sont nombreux pour une installation d’éclairage efficace. L’objectif final sera de répondre aussi précisément que possible aux besoins, tout en intégrant des objectifs de sobriété et de développement durable.

Adapter la qualité de la lumière aux besoins

Plusieurs indicateurs servent à caractériser la lampe en elle-même : d’abord l’efficacité lumineuse au sens strict, c’est-à-dire la quantité de lumière émise par nombre de watts consommés, exprimée en lumens/watt (lm). Ensuite, l’indice de rendu de couleur (IRC) sert à évaluer la capacité de la lumière à restituer l’aspect des objets éclairés, soit la richesse du spectre de couleurs. L’IRC est comprise entre 0 et 100.  Enfin, la température de couleur, exprimée en degrés Kelvin (°K) mesure les nuances de lumière blanche, allant d’un blanc jaune orangé (« blanc chaud ») pour les températures basses, aux blancs bleutés (« blanc froid ») pour les températures plus élevées en °K. Un confort lumineux optimal passe généralement par un IRC proche de 100, et une température de couleur autour de 5000°K, c’est-à-dire la plus proche de la lumière naturelle.

Il n’existe pourtant pas de solution universellement optimale : certains éclairages sont plus adaptés aux pièces à vivre, d’autres éclaireront avantageusement les garages ou les caves. Les lampes fluorescentes, en plein développement aujourd’hui, sont nettement plus économiques, mais enregistrent un IRC inférieur aux lampes à incandescence.

Des objectifs d’économie et de développement durable

Mais la qualité de lumière ne suffit pas : celle-ci peut être adaptée à la surface éclairée, mais être pour autant tout à fait inutile. C’est le cas quand un bâtiment inoccupé est éclairé pendant plusieurs heures. Voire nuisible, dans le cas d’éclairages publics et commerciaux mal calibrés. Eclairer juste, c’est donc aussi éclairer au bon moment, au bon endroit, avec l’intensité adéquate. A l’échelle d’éclairages publics ou commerciaux de grande taille et de forte intensité, l’efficacité lumineuse exige de rationaliser les coûts (à l’achat et à l’usage), mais aussi la pollution lumineuse liée à la sur illumination, et la pollution environnementale par le choix de matériaux recyclables.

L’efficacité lumineuse, enjeu pour les pouvoirs publics

En France, les lois 1 & 2 du Grenelle de l’environnement inscrivent dans le droit français l’obligation de limiter les nuisances lumineuses. Plus largement, les réflexions sur l’efficacité lumineuse s’inscrivent dans la recherche globale d’économies d’énergies, objectif majeur à l’horizon 2020.

A charge pour les acteurs de la filière de calibrer efficacement les éclairages publics et commerciaux, de manière à faire émerger des solutions plus efficaces, sobres, et écologiques.

Bookmark and Share

About admin